Publié le Mardi 30 juin 2026 à 09:33:13

Les remplaçants ont brillé lors d'un premier tour prolifique

Les remplaçants ont brillé lors d'un premier tour prolifique

La phase de groupes de la Coupe du monde 2026 a été particulièrement prolifique, en particulier grâce à des remplaçants providentiels, a dévoilé lundi le groupe d'étude technique de la FIFA, après analyse des 72 matches disputés.

Au total, 43 des 215 buts inscrits lors du premier tour l'ont été par des remplaçants. La palme revient au Sénégal avec quatre buts marqués par des joueurs entrés en jeu.

L'Allemand Deniz Undav s'est montré très prolifique en sortie de banc, inscrivant trois buts tout en délivrant deux passes décisives.

Ces chiffres témoignent d’une efficacité redoutable et d’une évolution tactique, la France s’imposant comme l’équipe la plus impitoyable du tournoi avec 10 buts pour un "xG" (qui mesure la probabilité qu’un tir se transforme en but) de cinq.

"Le football, c’est gagner des matches et marquer des buts. Ce que nous avons vu jusqu’à présent, c’est une grande qualité de finition, les équipes dépassent leur xG", a déclaré aux journalistes l’ancien sélectionneur de la Suède Jon Dahl Tomasson.

"La qualité technique des tirs, la précision et la prise de décision ont été incroyables", a-t-il ajouté, précisant qu’il avait été particulièrement impressionné par le Français Ousmane Dembélé et l’Argentin Lionel Messi, meilleur buteur du tournoi avec six buts à son actif.

Le contre-pressing s’est imposé comme une tendance tactique majeure, les États-Unis se démarquant nettement dans ce secteur, selon l’analyse technique.

Quand les Américains perdent le ballon, ils cherchent immédiatement à le récupérer grâce à un contre-pressing agressif, une philosophie que l’entraîneur Mauricio Pochettino s’est efforcé d’inculquer à son équipe.

L’étude démontre que les équipes victorieuses récupéraient le ballon quatre secondes plus rapidement que les équipes perdantes, soulignant ainsi l’importance du contre-pressing.

"Quelques équipes ont une philosophie bien définie dans leur façon de jouer. On voit bien que cela fait partie de leur ADN", a déclaré Pablo Zabaleta, ancien joueur de Manchester City et de l’Argentine.

L’évolution la plus frappante est peut-être celle des gardiens, qui ne se contentent plus de dégager le ballon vers la moitié de terrain adverse, mais s’impliquent désormais pleinement dans la construction du jeu.

Alors qu'en 2018, tous les six mètres étaient tirés par les gardiens, ce taux est tombé à 91 % en 2022, puis s'est effondré à 52 % en 2026.

"Le gardien est un joueur clé, presque comme un quarterback", a déclaré l’ancien gardien suisse Pascal Zuberbuehler. "Les défenseurs font une passe au gardien après un six mètres et c’est lui qui lance le jeu."

La rédaction de Match En Direct avec Reuters.
Photo : REUTERS/Thomas Mukoya


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